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19 juin 2013

Alpine de retour aux 24 Heures du Mans

C'est un rendez-vous avec l'histoire qui attend Alpine ! Plus qu'un simple retour en piste pour la marque de Dieppe, c'est à une véritable renaissance du mythe que s'attellent les équipes de Renault/Nissan et Caterham, en lançant dans la Sarthe un prototype paré du bleu de France.


La renaissance d'un mythe, 35 ans après !

35 ans après sa victoire historique de 1978, la marque Alpine est de retour pour Le Mans 2013. Il semble loin le temps ou Jean-Pierre Jaussaud et Didier Pironi l'emportaient au volant d'une A442B, passée depuis au musée. Une époque lointaine car, depuis, Alpine a souffert. Certes nous avons des images de la Berlinette en tête, mais le virage des années 90 fut fatal à Alpine. Après plusieurs tests, et en se reposant sur la cote de popularité indéfectible du nom Alpine, les décideurs du groupe Renault Nissan ont finalement pris le pari de faire renaitre Alpine. Le prototype confié à Tristan Gommendy, Nelson Pantiatici et Pierre Ragues est la première pierre. Lancé tardivement, le projet utilise un châssis Oreca 03 et un bloc Nissan 4,5 litres de 500ch. L'implication « technique » d'Alpine est donc pour le moment limitée, même si l'ambition est de produire une voiture « maison » dès que possible. Signatech, la très expérimentée structure de Philippe Sinault, gère l'engagement d'Alpine en endurance pour 2013 (au Mans et en European Le Mans Series).


L'équipe Signatech devait, en 2012, engager des Peugeot 908, mais suite au retrait de la marque française, a poursuivit avec Nissan. Ce nouveau programme 2013 est un joli rebond, pour une équipe de très haut niveau.


Ambitions modestes, volonté à long terme

L’Alpine A450 (c'est le nom de bataille de cette nouvelle venue) aura pour objectif de voir l'arrivée des 24 Heures du Mans. La compétition en LMP2 (catégorie des prototypes plus petits) est très relevée, et la concurrence forte, avec de nombreuses équipes reprenant un matériel quasiment identique (châssis et moteur). Le premier podium décroché à Imola (Italie) est prometteur, et l'élan qui entoure Alpine va peut-être leur donner des ailes. « C’est un bon résultat pour toute l’équipe même si je pense que nous avions le potentiel de gagner. C’est une bonne nouvelle pour les 24 heures du Mans » confiait Philippe Sinault, modeste, après ce premier fait d'arme de la nouvelle Alpine. Le programme devrait se dérouler sur plusieurs saisons, afin de préparer l'arrivée d'une Alpine « de route » en 2016.


A suivre lors de la 81 e édition des 24 Heures du Mans, les 22 et 23 juin, dont le départ sera donné à 15h.

Photos crédit @ Sébastien Gaudin (Seb-LM72)

17 juin 2013

24 Heures du Mans 2013 : Pesage

C'est une tradition, le Pesage des 24 Heures du Mans 2013 s’effectue Place de la République au Mans. Un à un tous les concurrents passe aux vérifications administratives et techniques pour se voir délivrer le fameux sésame de participation à la plus grande course d’endurance au monde.

Pesage : le mot est joliment désuet. Il remonte aux origines du sport et de la compétition automobile où on ne parlait pas encore des "vérifs" ou, à l’anglo-saxonne, de "scrutineering".

Contrôles répartis en 3 postes de commissaires

Pendant ces deux jours, la douzaine de commissaires à pied d’œuvre font beaucoup plus que peser les voitures ou les scruter de près. Les opérations sont réparties en trois postes :
- Le premier est le passage sur une plateforme parfaitement horizontale, équipée de lasers, de manière à mesurer parfaitement les principales dimensions de la voiture (largeur, longueur, porte à faux, empattement, hauteur de l’aileron, de la dérive, dimensions des découpes au-dessus des ailes…). Cette plate-forme est aussi montée sur des balance.
- Lors du passage au deuxième poste, la voiture est placée sur un pont élévateur de manière que les officiels contrôlent ses dessous (dimension des diffuseurs avant et arrière, dimension et forme de la planche qui permet de garantir une garde au sol minimum et une meilleure sécurité aérodynamique, etc.).
- Enfin, lors du dernier, la carrosserie est partiellement démontée pour l’inspection des éléments de sécurité (extincteurs, ceintures, coupe-circuit, phares, clignotants, sécurité électrique hybrides…), du réservoir de carburant, du récupérateur des vapeurs d’huile du moteur… C’est aussi à cet endroit que sont vérifiées les bonnes dispositions des adhésifs et que les chronométreurs contrôlent le fonctionnement du transpondeur ainsi que des lampes indiquant la position des voitures par catégorie. Enfin, le boîtier d’acquisition des données qui se trouve dans chaque machine est scrupuleusement testé.

Dédicaces pour les pilotes

Au total, les opérations techniques durent une cinquantaine de minutes par voiture. Pendant ce temps, les pilotes – en combinaison - passent aux vérifications administratives où sont contrôlés les licences, les casques, les combinaisons et tout leur équipement qui se doit d’être aux normes FIA. Ils sont également pesés afin de déduire leur poids de celui de la voiture lors des contrôles effectués ensuite pendant les essais qualificatifs. Ils sont enfin happés par différentes opérations de communication (photos individuelles, photos des équipes avec les voitures, interviews pour la presse,…) mais aussi en direction du grand public comme la très attendue séance de dédicaces.

C'est LA grande concurrente des Audi R18 Quattro, la Toyota TS030 Hybrid en LMP1


Elle est ma-gni-fi-que, la Art Car Morgan-Nissan LMP2 de Jacques Nicolet du OAK Raccing que nous avons présenté en détails




Oreca équipe une bonne partie du plateau des LMP2 avec sa 03 moteur Nissan, comme ici l'équipe Pecom Racing...

... ou du Thiriet by TDS Racing...


... ou du Boutsen Ginion Racing

En LMP2, les concurrentes des Oreca 03-Nissan sont les Morgan-Nissan, ici celle du team KCMG

Il faudra aussi compter avec la Lola B12/80 Judd du HVM Status GP de Jonathan Hirschi

L'équipe Signature portant les couleurs Alpine est sans conteste le coup de cœur du public

En LMGTE, nous retrouvons l'équipe IMSA Performance Matmut sur Porsche 911 GT3 RSR


L'usine Porsche est toujours porche de ses équipes clients...

... comme celle du Dempsey Del Piero-Proton de l'acteur américain Patrick Dempsey


Une Ferrari verte, non ce n'est pas David Piper, mais celle du Krohn Racing avec la F458 Italia

... disponible en orange chez 8 Star Motorsports

Corvette Racing est un habitué avec ses C6-ZR1

Voilà ce qu'il nous manque, une accréditation officielle !!

Nick Heilfeld défend les couleurs du Rebellion Racing sur Lola B12/60 Toyota en LMP1

Avec comme co-équipier, Nicolas Prost

Anthony Davidson pilote la Toyota TS030 n°8 avec Stéphane Sarrazin et Sebastien Buemi

Dominik Kraihamer défendra les couleur de Lotus avec la T128

Miss 24 Heures du Mans a apporté soleil et sourire...

Le Greaves Motorsports défendra les couleur de Caterham

Journée dédicaces pour les pilotes et les fans...

Les système D pour descendre les voitures des plateaux...

Les TV ont fait le déplacement pour cette grande messe...

Quand on ne pas photographier en face, il nous reste les reflets...

Photos crédit @ Sébastien Gaudin (Seb-LM72)

16 juin 2013

Porsche 911-50 : série limitée anniversaire

Quittons un peu l'actualité des 24 Heures du Mans, quoique vous allez le voir Porsche a bien fait les choses, pour présenter la nouvelle série limitée de la 911 à l'occasion des 50 ans du modèle emblématique de la marque.



Née Type 901 en 1963, la 911 fête en 2013 ses 50 ans de carrière. Belle longévité pour cette sportive que Porsche n'a cessé d'améliorer au gré des enseignements recueillis en compétition. Oui, la 911 est une pistarde mais en plus elle est polyvalente, raison de son succès.

1963 exemplaires

Produite à 1963 exemplaires, cette série limitée se distingue par :
- ses jantes de 20 pouces type "Fuchs",
- ses deux coloris de gris graphite uni et Geyser métallisé, en plus du noir,
- ses inserts chromés à l'avant et arrière au niveau des grilles,
- son intérieur en cuir noir et tissus "pieds de poule",
- ses graduations vertes des compteurs à aiguilles blanches,
- ses rétroviseurs SportDesign et phares spécifiques Bi-Xenon.





Châssis sport

Contrairement à la 901 originelle, cette 911-50 bénéficie d'un châssis sport, améliorant surtout l'aspect visuel de l'auto. La châssis d'origine de la 911 étant sans conteste une réussite à la base.





50ème anniversaire

Un monogramme rouge 50 est accolé au 911 sur le bouclier arrière et heureux hasard, cette signature se retrouve sur les deux 911 engagées par Porsche en catégorie LM GTE, lors de la prochaine édition des 24 Heures du Mans. La boucle est bouclée...



Base de Carrera S

Pas de modifications de performances puisque la base est la Carrera S. Avec 400 cv, le 0 à 100 km/h est abattu en 4,5 secondes (4,3 avec la boîte PDK), la VMAx est de 300 km/h (298 avec la boîte PDK), la consommation de 9,5 l/100 km (8,7 avec la boîte PDK) avec une émission de 224 g/km de CO2 (205 avec la boîte PDK). Prix fixé à 122792 euro soit 30% de plus qu'une Carrera S.






Vidéo pormo Porsche 911-50


Sources CP Porsche